PRESENTATION DU LIVRE


«Antoine GIZENGA, le combat d’héritier de Patrice Lumumba »
 

__Fidèle à sa tradition d’être le moteur de la diffusion de la culture sous toutes ses formes, le Centre Culturel français – Halle de la Gombe, a servi une fois de plus de cadre au baptême du livre «Antoine Gizenga, le combat de l’héritier de Lumumba ».

__Cette cérémonie a eu lieu le vendredi 18 janvier 2008, dans la salle Polyvalente en présence des sénateurs, députés et ministres pour la partie congolaise et du premier conseiller de l’Ambassade de France Monsieur Philippe RIGHINI, représentant l’Ambassadeur de France.

__Mathias BWABWA KAYEMBE, président de l’Union des écrivains congolais, a présenté ce volumineux ouvrage de 750 pages écrits par Jean MPISI.

__Ouvrage biographie qui présente Antoine Gizenga, Secrétaire Général du Parti Lumumbiste Unifié (Palu) et actuel Premier ministre comme un être remarquable qui, depuis sa jeunesse, est en quête de liberté et de souveraineté.

__A travers ses 13 chapitres, souligne le présentateur, le livre décrit dans un style simple et limpide, le parcours intellectuel, moral et politique de Gizenga.

__Né en octobre 1925 d’origine Pende une des tribus de Bandundu, Antoine Gizenga commence son combat parmi les siens en 1950. Hissé à la tête du Parti solidaire Africain (PSA), il soutient la révolte Pende, une des premières actions qui démontrent sa contribution pour l’accession du pays à l’indépendance.

__A travers une lecture linéaire, l’auteur présente Gizenga comme le politicien le plus intègre. «L’homme qui détiendrait le « livre d’or  de la République », le plus sage de tous les intellectuels du Kwilu, la mémoire de l’histoire contemporaine de la RDC. Il n’omet aucun détail sur ses rapports avec Lumumba, Mulele, Cyril Adoula et surtout Mobutu avec qui il n’a eu que de démêlés.

__Patriarche, premier ministre aujourd’hui, cet homme qui trôna à la tête de la « République libre du Congo » à Stanleyville, actuel Kisangani et dont le gouvernement fut reconnu par 26 pays du monde, demeure une figure emblématique.

__Enfin, la présentation de l’ouvrage de Jean MPISI se termine par le mariage scellé au deuxième tour des élections entre Joseph Kabila, le plus jeune président de la République et lui, Antoine Gizenga, le plus vieux premier ministre du continent africain.

__On a noté la présence remarquée à cette cérémonie, de monsieur Denis PRYEN, Directeur Général de Harmattan, éditeur du livre.

ODEWA

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Du 9 au 26 janvier 2008

Médiathèque

__« Au fil des jours la peinture devient mon moyen d’expression de prédilection plus qu’un langage verbal, visuel et sensoriel à la fois une nécessité vitale, une porte, un voyage…
__Mes œuvres correspondent à mon caractère, introverti ou extraverti selon les circonstances et les moments. J’ouvre mon cœur à l’œil du spectateur qui en découvrant mes toiles peu distinguer ci et là des mots, des appels des cris des messages mais rarement déchiffrer une phrase entière, à d’autres moment je m’éloigne totalement de ma réalité pour proposer au spectateur une vision plus neutre des choses mais toujours teintée d’une sensibilité prononcée. Mon style est abstrait, parfois aux portes du figuratif.

__L’abstrait est partout dans un mouvement, dans un son, dans une vibration, les odeurs, les couleurs, la matière..... Mais je peux dire que je puise aussi mon inspiration dans mon entourage, les gens formidables les gens détestables, l’amour, la déception, mes voyages, mes joies … mes rêves. Mon métier est ma passion et partager un bout de se rêve, de se voyage est une perpétuelle aventure… » Ôdewa.
Trio sonore Julia Sarr, Patrice Larose et Alex émerveille le public au CCF
 
Kinshasa, 22 /05 (ACP)
__Le trio sonore de la voix de la Française d’origine sénégalaise Julia Sarr, la guitare du français d’origine espagnol Patrice Larose et la percussion du Français d’origine vietnamienne Alex, a happé l’oreille du public congolais, lundi, au Centre Culturel Français (CCF), a-t-on constaté.

__Cette musique que quelques spectateurs ont qualifié d’une rencontre de tradition des racines de 3 continents, est un véritable métissage culturel. Chacun, à la fois différent et proche, a joué pendant plus de 10 ans aux côtés de l’artiste musicien congolais, Lokwa Kanza.

__Vivant en France depuis 25 ans, Julia est une Africaine cultivée et ouverte au monde, conservant encore la racine de ses ancêtres.

__« Même si l’on acquiert une autre nationalité, cela ne déracinera pas les racines culturelles qui peuvent être encrées dans mon sang », a-t-elle dit.

__Avec Patrice Larose, elle a signé un disque intitulé « Satlouna » qui signifie en langue Wolof : « une observation du monde », évoquant à la fois la situation des immigrés et la nostalgie de l’Afrique.

Majik

Discours de vernissage de l’exposition de l’artiste IZAMBA Iviart.
Halle de la Gombe, le mardi 9 mai 2007

__ Distingués invités,

__ La sensibilité artistique de l’exposant de ce soir, s’affine dans un itinéraire professionnel dans le domaine de l’art de récupération. Une façon peut-être pour IZAMBA IVIART de répondre au défi majeur que la société kinoise est appelée à relever à l’heure actuelle : celui de la pollution de l’environnement.

__ Pour ce faire, l’artiste voudrait interpeller la société sur le cycle de vie du produit en instant sur une solution écodesign, par la réutilisation des déchets pour sortir de la crise de l’environnement urbain.

__ Ses formes sont inscrites dans des objets design tels que des mobiliers, des supports d’encadrement des photographiques, une voiture, etc. IZAMBA IVIART utilise en effet, la technique du détournement des matériaux comme le bac, le pneu, la peinture, la ferraille, pour les transformer en contenu et en esprit. Simplifications, modifications, adjonctions, etc… sont employées comme techniques, en faisant fonctionner l’imagination créative pour la recherche d’interfaces plus vivables.

__ L’artiste détourne, mais en faisant aussi le bricolage pour animer ses installations, pour allier la forme, la fonction, la beauté et les matériaux. Pour donner de nouvelles affectations aux déchets rendus œuvres d’art, par l’expérimentation et l’inventivité nouvelle de l’artiste IZAMBA IVIART. Procès de l’esthétique ancienne, l’art de l’exposant de ce soir, se veut contemporain, se veut un pont entre l’Afrique et l’autre. Que doit faire le public en fonction de cette optique de solidarité nationale et internationale ?

__ Récupérer les installations de Monsieur IZAMBA IVIAIRT dans la mémoire individuelle et collective en instaurant un débat fécond sur l’enjeu du phénomène de récupération. Pour ma part, je les ai récupérés à travers mes mots. Je vous invite, vous le public, à les récupérer à travers votre œil de spectateur.

Je vous remercie.

Kinshasa, le 9 mai 2007. Charles TUMBA KEKWO Critique d’art

THEATRE – Jeudi 29 mars 2007
Procession des masques
© Cocomiel
© Cocomiel
 

Les fonctions essentielles du masque :

Le masque transmet,
Le masque protège,
Le masque épouvante.

En Afrique, le masque est un univers à la fois anthropologique et cosmogonique.

Il représente une divinité, une force, une vie, une mort.
Il contrôle, il neutralise, il purifie, il sanctifie et il unifie.

Souvent éloigné de la portée de la femme et de l’enfant, il demeure le centre de la vie.

Je vous remercie.


Prof. Joseph IBONGO

J.MAJIK

__ Mesdames et Messieurs, Chers Spectateurs,

__ Le CRASA Théâtre dans la pièce « Processus des Masques » :
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Une occasion pour moi à la demande des Organisateurs de m’exercer à l’Esthétique du spectacle à la suite de Alain BOYER (?) , qui s’interroge : des danseurs masques, constituent-ils une forme de théâtre ? Existait-il en Afrique, avant la colonisation ? Par les masques affirme-t-il, les Africains ont inventé des formes de théâtralité que les Européens ont longtemps cru étrangères à l’Afrique.

__ Si l’on définit le théâtre comme en Europe : une représentation, devant un public, des scènes jouées par des acteurs qui imitent des êtres humains, avec un face à face, deux groupes séparés, ceux qui jouent d’un côté, ceux qui regardent, écoutent ; effectivement, il n’existait rien de tel dans l’Afrique traditionnelle, mais plutôt des créations, des spectacles vivants, auxquels tout le monde participe, des séances où surgissent des danseurs dotés de masques d’une étonnante inventivité, se livrant à des jeux de mime, imitant des attitudes particulières.

__ Ainsi, le porteur de masque, avec sa jupe de palmes, ses clochettes aux pieds, participe à un spectacle total : il est inséparable d’une mise en scène au sens théâtral du terme ;
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Les pas, les évolutions du danseur ont une importance au moins aussi grande que l’effigie qu’il arbore, alors que les chansons sont interprétées par des groupes de femmes p.e qui reprennent les paroles en chœur.

__ Il est exalté par le public avec lequel il communique, restitué dans un environnement qui le dote de tous ses pouvoirs.

__ Bien des Œuvres sont des symboles au travers desquels une puissance de l’au-delà, un être invisible, qui n’appartient pas à l’espace d’ici-bas, est actualisé, présentifié dans le monde des humains.

__ C’est en cela que les objets sont un langage dont les humains se servent pour communiquer avec des créatures de l’ailleurs, ou des supports, des habitacles d’ « être forces » invisibles, qu’il importe de symboliser pour leur rendre hommage.

__ Une fois relégué dans une vitrine de musée, ou proposé à l’admiration de visiteurs, le masque n’est qu’un fragment amputé, désincarné, une œuvre mutilée, presque fantomatique, privée de sa coiffure, atours, costumes, parures de fibres végétales, de palmes, d’étoffes, de plumages dont se revêtait le porteur, mais surtout de la gestuelle, du rythme, de la danse, car pour obtenir son pleine sens, il lui faut être entraîné dans l’ensemble d’une cérémonie.

__ Mais, il faut reconnaître par ailleurs : le masque, tel qu’il est montré dans un musée, même tronqué, est également presque métamorphosé, pour resurgir, hiératique, doté d’une splendeur sacrée, celle qu’il avait perdue quand on le tenait entre les mains, dérisoire objet de bois. Dans les jeux de lumière d’un Musée, un masque retrouve, non point sa véritable « horreur sacrée » originelle, mais un succédané de sacralité.

__ Il existe plusieurs représentations.

__ - Anthropozoomorphes. Il faut nous y arrêter.
L’accord d’éléments humains et animaux, la délicatesse associée à la vitalité, révèle un moment d’équilibre, toujours précaire, inhérent à la société ; il est l’image d’une harmonie à conquérir et permet d’entrevoir le mystère des rapports entre mondes civilisé et sauvage dans les savanes arborées ou des forêts qui furent jadis denses. En intégrant des formes animales à l’intérieur d’un ordre humain, l’artiste exprime par hybridation, une sauvagerie assujettie, apprivoisée, une énergie domptée, intériorisée.

__ S’il ennoblit l’animal du même mouvement qui le conduit à idéaliser la figure humaine, il retient d’une alliance obscure avec les bêtes quelque chose de profond et de fort, et une fraîcheur de sensation qui donnent à la création sa part de séduction : une vie globale, animale et humaine, charnelle et spirituelle, explicite et secrète, circule, ininterrompue.

__ Mais la combinaison d’un visage humain et de motifs animaux a pour dessein surtout de traduire la double face ou la double nature de la divinité, rattachée à l’humain et à l’univers extérieur au village.